Les notes qui suivent ont été écrites en marge d’un colloque consacré à une approche « géopoétique » de la ville, à travers lequel on tentait d’interroger les possibilités offertes par la ville pour retrouver un rapport au monde plus direct, plus dégagé, malgré l’encombrement socio-historique propre à l’espace urbain en général et à Paris en particulier. Nous y avions richement échangé, mais aussi arpenté de diverses manières la capitale. 

Les spécialistes liront dans ces lignes des points de convergence, mais aussi d’évidentes marques de distance par rapport à la dite approche (ou, tout au moins, par rapport à sa théorie) : il me semble que la place du temps et de ce qu’on pourrait appeler, un peu vaguement, « l’imagination », les « sentiments », l’ « intime », de tout cela qui relève du relationnel, du relatif, de l'éphémère et de l'illusoire, serait à reconsidérer pour que je puisse tout à fait m’y reconnaître. Tous les autres, comme moi, profiteront simplement de la balade…