« Pour peu qu’on change la manière d’arpenter l’espace [et qu’on apprenne] les règles qui ordonnent les traces, nous voilà, sur la piste des invisibles, à devenir lecteurs de signes. Chaque trace témoigne d’une présence, d’un “quelqu’un a été là” avec qui il s’agit à présent de faire connaissance, sans nécessairement le rencontrer. »
Baptiste Morizot, Sur la piste animale
À tout prendre il aurait peut-être été préférable de n’écrire, à l’instar des ombres sur le tronc ou du givre sur la vitre, qu’à l’encre sympathique, tant l’écriture littéraire souvent sépare du monde au lieu de nous mêler à lui. Ces signes griffonnés depuis l’enfance avec tant d’obstination, ce n’était d’ailleurs que pour passer, pas pour rester, encore moins pour être remarqué, pisté, débusqué – car on était blaireau prudent plutôt que grand paon paradant…
Je n’aurai pourtant cessé moi-même de suivre des traces : cairns des sentiers montagnards, châlées de sangliers, laissées de loups, chemins de blaireaux, et tous ces livres aussi sans lesquels on s’égare… Laisser traces à mon tour, c’est façon d’être fidèle à ceux qui m’ont ouvert des passages, façon de faire signe aux inconnus qu’attise encore la quête d’une vie « haute et libre » en étroite alliance avec tous les vivants, façon de rendre grâce à la beauté du monde.
D’ici — dans le retrait d’une vallée savoyarde et la précarité de la Toile — je laisse donc ces traces. Le passant curieux y trouvera quelques renseignements sur mon parcours et mes activités d’écrivain, les livres parus ou à paraître, les projets en cours. Ainsi la porte de l’Atelier reste-t-elle ouverte et l’on peut « faire connaissance, sans nécessairement [se] rencontrer »…
TRACES, mode d’emploi…
Pour ceux qui ne me connaissent pas, il y a une présentation rapide, puis détaillée, en page Biographie.
Pour ceux qui cherchent des précisions sur mes livres, c’est en page Bibliographie. Pour ceux qui veulent me découvrir à travers les documents sonores et visuels, c’est ici : Vidéo.
Le blog principal, tenu depuis 2007, a longtemps été La Vigie du Villard. Il a laissé la place depuis mai 2025 au Journal d’un méliphile (que l’on trouve sous l’onglet Méliphilie), lui-même supplanté à partir de mai 2026 par son prolongement naturel & naturaliste : Journal d’un biophile (sous l’onglet Biophilie).
On peut aussi se perdre dans mes Archives, qui mêlent les brouillons de certains livres parus ainsi que de nombreux inédits.
