Traces pour passer, pour faire signe, pour rendre grâce

 

Lionel Seppoloni

Être en tant que laisser une trace, c’est passer.

Levinas, L’Humanisme de l’autre homme.

 

Plus  tu  auras  réussi  à  écrire  (si  tu  écris),  plus éloigné  tu  seras  de  l’accomplissement  du  pur,  fort, originel  désir,  celui,  fondamental,  de  ne  pas  laisser de trace.

Henri Michaux, Poteaux d’angle.

 

À tout prendre il aurait sans doute été préférable de n’écrire, à l’instar de la pluie, de la neige ou du givre sur la vitre, qu’à  l’encre  sympathique. Ces signes griffonnés, martelés sur la page depuis l’enfance avec tant d’obstination, ce n’était d’abord que pour passer ; et le désir de « laisser trace », on préférait l’abandonner aux bâtisseurs de tombes.

Je n’aurai pourtant cessé moi-même de suivre des traces : cairns des pistes montagnardes, branches brisées le long de certains layons forestiers, châlées de sangliers, laissées de loutres, et ces livres aussi sans lesquels on s’égare… Laisser traces à son tour c’est alors faire signe à ceux qui viendront après, être fidèle à ceux qui ont ouvert le passage, et rendre grâce au monde.

D’ici — dans le retrait d’une vallée alpine et la précarité de la Toile — je risque donc ces traces. Le passant curieux y trouvera quelques renseignements sur mon parcours et mes activités d’écrivain (voire d’apprenti musicien), les livres parus ou à paraître, les projets en cours. Ainsi la porte de l’Atelier reste-t-elle toujours entrouverte…

 

TRACES, mode d’emploi…

Pour ceux qui ne me connaissent pas, il y a une présentation rapide, puis très détaillée, en page Présentation & biographie.

Pour ceux qui cherchent des précisions sur les livres déjà parus, c’est en page Publications.

Pour ceux qui veulent me découvrir à travers les lectures, rencontres et autres documents sonores et visuelles, c’est ici : Vidéo & audio.

Le blog principal, tenu de façon plus ou moins soutenue depuis février 2007, s’intitule La Vigie du Villard.

Pour approfondir, on peut aussi se promener (et se perdre) dans mes Archives, qui mêlent les brouillons de certains livres déjà parus ainsi que de très nombreux textes inédits rangées dans diverses rubriques.

L’ensemble de ce site est d’abord à usage interne, comme l’atelier d’un peintre : j’y dépose en une sorte de prépublication plus ou moins organisée un certain nombre d’esquisses susceptibles de me servir plus tard. On pardonnera donc, je l’espère, la profusion et le désordre…

La photographie qui figure en bandeau a été prise en juillet 2014, depuis ma fenêtre du Villard, quelques jours après la mort de ma mère. Le portrait a été pris deux mois auparavant dans le train qui me ramenait du dernier voyage accompli avec elle. 

 

 

 

 

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