PAS UN RÊVE
Temps couvert au dehors, dégagé dans la tête − le fond de l’être est frais.
Hier soir je remontais la route sous la pluie battante, pour assister avec Léo à un concert de flûte shakuhachi. Cette image-là reste bien nette, toute proche, bien des années plus tard.
Toutes ces années passées : rien qu’un temps de décomposition, finalement fertile − tout ce terreau en lequel bientôt on peut planter.
Lu et relu : « Tout ça… Tout ça est tellement vrai… C’est comme si ce n’était pas un rêve… »
Karma-ling, 27 septembre 2009
© Lionel Seppoloni, tous droits réservés.
