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Rezidens et Ratskeller

 

 

Rezidens

 

 

 

Sur le chemin du palais de la Résidence, cette place, ce monument dédié aux victimes du nazisme : un mur noir, un mirador noir, une flamme. Je parle à Léo de la Shoah ; puis on rejoint la Résidence.

 

 

L’immense château des ducs et rois de Bavière, une fois encore reconstruit en grande partie après la guerre, nous occupe de longues heures.

Dans ce théâtre rococo à la décoration évidemment excessive jusqu’à l’extravagance, on s’assierait volontiers pour quelque récital de musique précieuse dont chaque note, portée par des violons dorés, serait ornée de trilles... 

L’acoustique du hall fermé par un plafond de verre offre sa résonance à notre improvisation pour échos et claquements de mains…

On arpente les couloirs chargés de dorures, la galerie des portraits ; mais ce sont surtout les salles du trésor qui fascinent, en offrant de nouvelles variations sur le thème du génie humain : Christ en ivoire d’une expressivité troublante, finesse étourdissante de ce Saint-Georges terrassant un dragon de pierreries, un diamant dans la gorge, Saint-Jean-Baptiste de corail, graals d’ambre, ammonites de nacre, vases en cristal de roche aussi fin que le verre, on n’en finit pas de s’étonner devant tant de beauté vaine et tant de talents artistiques et artisanaux déployés pour le seul goût de l’ostentation et la vanité de ces riches qu’on a oubliés, à présent, alors qu’on admire encore ces chefs d’œuvre.

 

 

Retour au Ratskeller. Deuxième et dernière bière du séjour (l’alcoolisme ne me guette pas). Bretzel et photos souvenirs devant le restaurant.