Une leçon de savoir-vivre, dialogue avec Vincent Verzat
5 mai 2026
Cher Vincent, ce n’est pas une conversation à laquelle je t’invite, ni vraiment une interview, puisque nous sommes ici dans un livre consacré à la méliphilie, c’est-à-dire à cet amour des blaireaux que nous avons en partage et qui nous a conduits tous deux à modifier nos pratiques et le regard que nous portions sur nos lieux de vie, voire sur notre humanité. Plus exactement, nous voici dans les dernières pages de ce livre, en ce jour étonnamment froid de mai où la vallée est envahie par la pluie et le brouillard et où ni les blaireaux, ni même les renards ne sortent… J’aimerais échanger avec toi à propos de ton parcours atypique, du militantisme écologique à l’observation naturaliste puis inversement, avec ce mouvement complexe qui est montré dans ton film Le vivant qui se défend. Pour commencer très classiquement, qu’est-ce qui t’a amené à filmer les luttes écologiques comme tu l’as fait ? Est-ce que l’intérêt naturaliste est vraiment venu après, en réaction à une forme de découragement face à l’ampleur des destructions en cours, ou est-ce que tu avais quand même dans l’enfance ce goût pour l’observation de la nature ?
J’ai eu la chance de passer pas mal de temps dans la nature à travers le scoutisme et les vacances familiales que nous passions dans cette vallée de Belledonne où tu habites. Ce qui me frappe rétrospectivement, c’est que je ne me rappelle pas avoir fait d’observation animalière pendant tous ces séjours. En fait, la nature n’était pour moi, comme pour beaucoup de gens, qu’un paysage agréable où je me sentais bien, mais pas un monde habité par d’autres êtres vivants ayant leurs propres règles, leurs propres dynamiques, et dans lequel il faudrait questionner la place que j’occupais. C’était cette nature-paysage qui nous appartient, à nous autres humains, que je parcourais en randonnant. Je n’avais pas de naturalistes dans mon entourage qui auraient été susceptibles de m’emmener faire des affûts, et pas davantage quand j’ai commencé mon parcours de militant politique en 2015 avec la Cop21 : il était avant tout question des enjeux liés au climat, et le sujet de la biodiversité n’est vraiment arrivé dans mon champ d’intérêt qu’un peu plus tard. C’est en 2021 que, pour des raisons complexes, en partie personnelles, j’ai senti que j’avais besoin de m’autoriser à vivre autre chose que ce militantisme que je qualifie aujourd’hui de sacrificiel, où l’on est tout dévoué à une cause mais qui laisse peu de place à l’émerveillement devant ce qu’on est pourtant en train d’essayer de défendre.
C’est à ce moment-là que sont arrivés les livres de Baptiste Morizot, qui ont été comme une bouée de sauvetage : La piste animale, Raviver les braises du vivant, Manières d’être au monde… Je me suis déporté vers la vidéo animalière parce que c’était encore un champ que je connaissais, avec un matériel un peu différent mais qui représentait une stimulation créative plutôt qu’un renversement total. Ce qui est intéressant, c’est que ça n’a pas marché, au début ! Je faisais ces choses-là pour moi, et j’enrubannais ce cadeau que je m’offrais d’un discours militant censé le justifier, sans que l’articulation entre les deux soit claire. Est-ce que ce que je faisais « servait » à quelque chose ? Je n’en savais rien – et Baptiste Morizot non plus, d’ailleurs, qui ne possède pas la baguette magique qui permet de remporter les batailles ! On cherche tous des stratégies, et c’est plutôt stimulé par la rédaction du magazine militant Socialter[2] que lui en est venu à se dire que c’était probablement une bonne idée d’ouvrir notre regard aux non-humains pour nous aider à construire des luttes qui ne soient pas seulement portées par la colère mais par ce que Spinoza appelle l’amour, quelque chose qui palpite ! Au bout d’un an et demi de vidéo animalière, j’ai donc constaté que cela ne marchait pas vraiment. J’en ai parlé avec Baptiste Morizot, je lui ai dit : « Écoute, Baptiste, je suis embêté, je fais ce que tu proposes, mais je ressens un apaisement qui me pousse à ne plus vouloir me battre, à rester avec les blaireaux, proche du terrier, recentré sur ce que la vie a de beau, de doux, de tendre et de sain, parce que les blaireaux ont un rapport sain à leur environnement… » Nous étions dans un rapport antithétique, dont mon film raconte la synthèse, car j’ai finalement réussi à revenir aux luttes de façon différente.
Nous avons en commun le fait que ce soit un cheminement à la fois personnel, intellectuel et livresque qui nous a mené aux blaireaux, car je me suis moi-même remis à l’observation naturaliste après avoir lu les ouvrages de Baptiste Morizot. Il m’a donné ce sentiment extraordinaire que j’avais ma place, en tant qu’être humain et malgré tout le mal qui est fait par nos sociétés humaines, dans ce monde « sauvage » où je n’osais même plus aller tant je craignais de n’être qu’un intrus malfaisant. Je trouve que ton film montre bien cette difficulté qu’il y a à articuler militantisme et observation et cette grande tentation de s’extraire des problématiques socio-politiques. Mais le plus intéressant est en effet cette façon que tu as d’aboutir à une sorte de synthèse, dès lors que tu commences à regarder et à filmer « à hauteur de blaireau ». De quelle façon ton attachement pour eux a-t-il concrètement modifié ta vision du monde ?
Les blaireaux ont d’abord cela de formidable, pour un apprenti pisteur comme je l’ai été, qu’ils marquent le territoire que nous partageons avec eux de façon bien visible. Les blaireaux habitent vraiment notre territoire, si bien que même pour une personne qui considère avoir la propriété d’un champ, d’une forêt, d’une clairière, ils en proposent une autre lecture à travers leurs coulées, qui sont assez faciles à repérer. Je trouve désormais des terriers de blaireaux presque partout où je vais, parce que leur manière d’habiter le monde est à la fois discrète et visible. Un autre rapport à l’espace et à la propriété devient possible !
Ensuite, ce lien avec les blaireaux modifie le rapport au temps. Si je me mets dans la perspective du blaireau, ce qu’auparavant j’aurais qualifié de défaite parce que des arbres auraient été coupés sur le tracé d’une autoroute comme l’A69, par exemple, n’en est plus tout à fait une. C’est une bataille qui, certes, a été perdue, mais ce n’est pas la fin de la guerre, tant que les blaireaux peuvent traverser ce territoire qui n’est pas encore devenu un mouroir pour eux. Dès que les terrassements ont commencé, ils ont perdu des sources de nourriture, un habitat, mais tant que les voitures ne roulent pas cela reste une victoire pour les blaireaux qui ne se feront pas tuer. Filmer et voir les luttes à hauteur de blaireau, c’est en effet aussi tenir compte de leur espérance de vie qui est d’environ cinq ans (puisque la mortalité routière l’écourte considérablement). Si on arrive à reculer d’autant d’années la construction, on aura sauvé une vie entière de blaireau : agir en vaut la peine !
Je m’offre par ailleurs beaucoup plus de temps de réflexion, d’hésitation, de repos qu’auparavant. Je m’occupe davantage de mon terrier, et quand je filme des luttes je choisis désormais celles qui font un lien avec les animaux sauvages.
Tu montres bien comment notre rapport à l’espace et au temps peut être modifié par la conscience d’un autre point de vue et l’attachement pour un mustélidé ! Je le ressens vivement dans le rapport à la mort, à la blessure. Je trouve que quand tu vois une blairelle blessée qui continue à faire son tour habituel, tu reçois une leçon de courage parce qu’elle te montre que pour elle, la question d’arrêter, de se coucher sur le flanc et de renoncer, ne se pose pas du tout. De ce point de vue, l’absence de projection vers la mort donne accès à un rapport au temps moins linéaire – et toi tu montres, d’une façon complémentaire, que l’accélération du temps peut être aussi un atout du point de vue humain.
Les blaireaux m’ont aussi transmis un autre rapport au soin. J’y songeais la semaine dernière en montrant de nouvelles images de blaireaux à des amis qui m’ont dit qu’il fallait que nous nous inspirions de l’organisation de leurs journées, qu’il fallait que nous aussi nous prenions du temps au réveil pour la tendresse, le soin à soi, la présence au monde… Respirer l’air, balayer quelques feuilles, se gratouiller, se dire bonjour, quelle belle façon de faire ! Ils nous donnent des leçons de savoir-vivre.
Je suis bien d’accord, les blaireaux ont quelque chose d’extrêmement fin, de raffiné, dans toute leurs façons d’être, et beaucoup de savoir-vivre… Tu as pu recevoir ces leçons des blaireaux parce que tu les as beaucoup observés. Est-ce que tu peux évoquer ce travail proprement naturaliste ? Combien de temps as-tu suivi le terrier principal dont il est question dans le film ? Où était ce terrier ?
J’ai commencé par installer un piège photographique sur le terrier qui est situé au centre de mon village, et le suivi s’est fait sur deux années, mais sans aucune méthode ! Je récupérais les images, notais les heures de sortie sur des bouts de papier que je perdais, et je n’avais qu’une masse d’images que j’essayais d’analyser. Je me suis appuyé sur d’autres qui avaient envie de m’offrir leur savoir, comme Virginie Boyaval et différents vidéastes animaliers. Je m’interrogeais sur leurs comportements, je formulais des hypothèses, et puis assez rapidement je me suis interrogé sur ce que nous leur faisions. Une expérience fondatrice a été pour moi de voir un pic épeiche atterrir sur un arbre, me voir et faire le tour du tronc pour se mettre derrière. Je me suis dit que ce comportement était sans doute le même à chaque fois qu’un humain est présent. Combien de fois avais-je imposé par ma simple présence ce type de comportement à un autre animal, sans même m’en rendre compte ? Entendre au piège photographique les sons des voitures, les chiens qui aboient ou les moutons qu’on utilise pour couper l’herbe autour de la rivière, m’a permis de mesurer l’impact de nos activités sur leur terrier et à penser ce « nous et eux », à côté duquel je serais sans doute passé si j’avais commencé en suivant un terrier plus isolé.
Tout t’est ainsi venu en même temps, la découverte de ce qu’ils sont et de ce que nous sommes. C’est vrai que quand tu t’embusques pour la première fois parce que tu suis un sentier de blaireau et que tu entends venir une voiture en pleine nuit, c’est assez terrifiant… Voilà une des choses qu’on découvre, et qu’il n’est pas possible de consigner dans un tableur Excell ! Une chose également qui ne rentre pas dans un tableur, c’est la dimension individuelle de chaque blaireau que l’on rencontre. Comment est-ce que tu as fait pour reconnaître le blaireau Petit-Père, qui t’a tant marqué ? Est-ce que c’est bien lui que l’on voit mort, au bord de la route, dans le film ?
Si ton voisin meurt, tu sauras que c’est lui ! Si tu t’intéresses autant que moi à ses habitudes, à ses heures de sortie, ses allées et venues, il est évident que ce blaireau percuté le long de la coulée qu’il emprunte tous les jours ne peut être que lui – ce qu’a confirmé le fait que, du jour au lendemain, il n’apparaisse plus jamais au terrier peu à peu recouvert par les feuilles, ni le long des coulées. C’est le suivi que je faisais qui m’a permis de le savoir, mais aussi le fait que j’avais des amis sur place qui passaient par cette route et qui m’ont tout de suite averti. Nous étions un petit groupe à nous intéresser à lui, à partager des images et des informations, à faire des affûts…
C’est aussi quelque chose d’assez remarquable que de voir le réseau qui se crée autour de ces observations. Il y a peut-être là les prémisses d’une nouvelle forme de convivialité basée sur l’observation du monde vivant plutôt que sur la mise à mort.
Je remarque en effet que même si notre groupe de partage est moins actif aujourd’hui, chacun a gardé un intérêt personnel, qui s’est parfois spécialisé sur telle ou telle espèce.
Est-ce que tu peux parler de cette scène du film où l’on voit simultanément les sangliers qui passent sous une clôture, et l’un des blaireaux qui, lui, reste coincé et peine à s’en extraire ? Comment as-tu pu saisir ce moment ?
J’ai eu d’autant plus de chance que je n’étais même pas en affût ! Je venais de filmer une séquence avec des renardeaux et j’étais debout avec mon trépied lorsque j’ai vu un premier sanglier débouler au bout de la rue, puis les autres qui suivaient, et les blaireaux enfin qui, peut-être dérangés, ont voulu aller trop vite sur leur coulée. Je me rappelle que la caméra était séparée du trépied et que je l’ai posée sans l’attacher. Ces surprises sont le lot de l’observation animalière – hier encore, c’est au moment où je venais de ranger ma caméra qu’un superbe blaireautin est apparu en ombre chinoise à quelques mètres de moi… Ce qui est intéressant dans cette scène, c’est que le lieu où se trouvaient les sangliers et les blaireaux est une vaste parcelle de vigne entourée d’un grillage troué de passages, et qui n’est électrifié que ponctuellement : les animaux déterminés vont se nourrir dans cette parcelle, et j’imagine que la clôture n’est électrisée que lorsque les grappes sont mûres.
Cette séquence fait partie de la série des images qui, dans le film, montrent les nuisances humaines, et l’on voit bien ici l’affolement des blaireaux. Dramatiquement et symboliquement, cela s’insère bien dans ton propos, et c’est en même temps une belle scène naturaliste.
C’est cette série de hasards que j’ai eu la possibilité de saisir qui m’ont donné envie de faire le film : le hasard de tomber sur ce terrier, d’abord – et je me souviens que la toute première fois, comme saisi d’une intuition, j’ai enclenché la caméra juste avant que Petit-Père ne se montre ! C’est ce genre de moments qui nous poussent à vouloir raconter.
Oui, et ce que je trouve remarquable, c’est que ça ne se décide pas, quelque chose est donné qui échappe à notre contrôle, et qui impose une direction imprévisible.
Absolument ! Ce film ne devait d’ailleurs être à la base qu’un court-métrage documentaire sur les blaireaux. Je l’ai monté et envoyé à des amis, qui ont trouvé qu’il fallait raconter l’histoire qui était autour de ces images.
Et c’est donc ainsi que tu as inventé quelque chose qui n’existait pas, en sortant des genres identifiables comme le documentaire animalier ou le film militant ! Il y a une chose aussi qui me frappe, c’est le fait que tu n’hésites pas à exprimer la dimension sentimentale de cet attachement. J’ai envie de citer les propos que tu as tenu il y a quelque temps sur France Inter, et qui me vont droit au cœur : « Petit-Père m’a appris la douleur qu’il y a à s’attacher aux animaux sauvages. J’envoie un message d’amour et de tendresse à tous les naturalistes qui ont vécu cela. Quand il s’est fait percuter, c’est la première fois que j’ai pleuré un animal sauvage qui ne m’avait ni vu, ni entendu, que je n’avais pas caressé et qui pourtant m’avait tant appris sur ma propre existence. » Quel étrange paradoxe, en effet, de plus en plus assumé d’ailleurs par les naturalistes ! En quoi dépasse-t-il ce que d’aucuns pourraient voir comme une simple marque de sentimentalité liée à la sensibilité d’un individu ?
Peut-on généraliser ? Je ne sais pas. Je peux souhaiter que ça se généralise. Je pense qu’il y a quelque chose d’utile, de beau et de dur à s’attacher au destin des animaux sauvages dans un monde où les humains ont le pouvoir. Être témoin de la mort naturelle d’un animal sauvage qu’on suit peut être cruel, mais c’est dans l’ordre des choses. La vraie douleur, que Baptiste Morizot a pu ressentir également vis-à-vis des loups, c’est de voir les animaux braconnés, tués volontairement pour, parfois, nous nuire à nous-mêmes. J’ai toujours peur que cela m’arrive, que des gens s’en prennent aux animaux sauvages que j’ai pu filmer pour m’atteindre, dans un conflit de visions du monde. Mais de la même manière qu’il y a quelque chose qui s’est universalisé dans la vision étroitement utilitariste de la nature propre aux sociétés industrielles, je crois que de plus en plus de gens prennent conscience du caractère précieux des vies animales et de l’attachement au monde sauvage. Il est assez commun de s’intéresser aux oiseaux qui viennent à la fenêtre, par exemple. Je ne sais pas s’il y a véritablement quelque chose en nous qui fait qu’il nous est facile de faire entrer ces animaux sauvages dans le champ de notre attention, mais mon espoir est qu’on est encore façonnés dès l’enfance pour cela, puisque bien souvent entourés de représentations animales ! Je pense qu’on peut construire quelque chose sur cette base-là.
Ton film me semble bien déblayer le terrain en ce sens. Tu as déclaré par ailleurs (dans Les armes de la transition, l’intelligence collective au service de l’écologie, Les petits matins, 2022) : « Je suis convaincu que la solution viendra d’une forte résilience, d’un tissu social riche et solide dans les lieux mêmes où les populations vivent. Selon moi, des politiques environnementales décidées au niveau national auraient toutes les chances de susciter le rejet, faute d’être ancrées dans la réalité du territoire. » Dans quelle mesure penses-tu que l’intérêt qu’on peut porter spécifiquement au blaireau peut aller dans ce sens d’un nouvel ancrage des luttes dans nos lieux de vie ?
Le blaireau habite vraiment son territoire, souvent depuis bien des générations, et grâce à ces structures bien apparentes des terriers, on arrive mieux qu’avec d’autres espèces à se dire qu’on a là un véritable voisin qui est tout autant légitime que nous pour occuper cet espace. Si nous changeons l’aménagement du territoire, ce qui est une des premières causes de la diminution de la biodiversité, nous devons nous interroger sur ceux qui vivent là, sous peine de construire un monde où personne d’autre que nous ne pourra vivre – avec toutes les conséquences négatives que cela entraîne. Le blaireau est une belle incarnation d’un ancrage que l’on peut percevoir à notre échelle. Et puis le blaireau, comme nous l’avons longtemps été, est un glaneur plutôt qu’un chasseur, nous sommes beaucoup plus proches de lui que du loup !
J’ai souvent été frappé, en observant les blaireaux, de retrouver des modes d’organisation proches des nôtres. Dans nos rapports de voisinage, avec cette façon qu’on a d’être ensemble sans être ensemble, de partager ou d’échanger à distance en suivant des chemins qui ne sont pas les mêmes pour tout le monde – et même ce côté pacifique, car l’immense majorité des gens que l’on côtoie sont en fait paisibles et accueillants et ne sortent pas le fusil quand un inconnu vient fouler le sol de leur terrain… Nous avons beaucoup de points communs. Mais venons-en à la conclusion : en résumé, pour toi, de quoi le blaireau devrait-il être le nom ?
Pour moi, quand on dit de quelqu’un que c’est « un blaireau », cela devrait vouloir dire que c’est quelqu’un qui est soigneux, propre, délicat, distingué, curieux, soucieux de ses proches, un peu bonhomme peut-être dans sa démarche mais à la fois méthodique et nonchalant, prudent et entreprenant, ponctuel et tranquille, et surtout apaisant, attachant et tendre… Voilà de quoi « blaireau » devrait être le nom, et le sera peut-être un jour !
